Sermon – St. Michael and All Angels

The Sunday closest to
St. Michael and All Angels
September 26, 2021
Genesis 28:10-17, Revelation 12:7-12, John 1:47-51

Most people today think of angels in one of three ways. There are those who are firmly convinced that immensely powerful spiritual beings exist, and that they occasionally make their presence felt to human beings such as us. Among this number are not just religious people, who usually take on a belief in angels along with their belief in God. Jews, Christians and Muslims are included in this category. Those who would describe themselves as ‘spiritual’ but not ‘religious’ are also convinced that immensely powerful spiritual beings exist. Some say that the Christian tradition has called these beings ‘angels’, but in reality, they are inhabitants of a sort of parallel spiritual universe, or even that they are visitors from other planets.

The second group of people completely dismisses the existence of angels. They think that anyone who believes in angels is either credulous or mentally ill. According to them, belief in the existence of angels is simply a modern form of the primitive belief that the universe was bristling with intermediary powers that made the wind blow or caused the sun to shine. Science and secularism have rendered such beliefs untenable by rational and thinking people.

The third group of people would not be so quick to dismiss the existence of angels, but neither would they claim to have seen one. They would not regard belief in angels to be a central tenet of the Christian faith, thought they might suggest that since they are in the Bible, they may be something which we do not yet understand. By and large, Roman Catholics know more about angels and their roles than Protestants do. Protestants tend to regard any prayers mentioning angels or invocations of them to be deeply suspect: a small step away from out and out Paganism.

It is clear that belief in angels has become detached from mainstream Christianity. The Bible does not tell us what to believe about them. The elaborate description of the role of angels given by later theologians was dependent largely upon Jewish tradition and images drawn from the pagan world into which Christianity spread.

So how can we reintegrate a belief in angels into the Christian faith of our own day? Angels are associated in the Bible with moments of tremendous victory over evil, or with events relating to the salvation of human kind. God grants Jacob a vision of angels to assure him of his ultimate success: “He dreamt that he saw a ladder, which rested on the ground with its top reaching heaven, and the angels of God were going up and down on it. The Lord was standing beside it and said, “I am the Lord, the God of your father Abraham and the God of Isaac. The land on which you are lying I will give to you and to your descendants. I will be with you and protect you wherever you go.” (Genesis 28:12) Revelation describes the final victory of the righteous in these terms: “Then war broke out in heaven. Michael and his angels waged war upon the dragon. Then I heard a voice from heaven proclaiming aloud, “This is the hour of victory for our God, the hour of his sovereignty and power, when his Christ comes to his rightful rule. For the accuser of our brothers is overthrown, who day and night accused them before our God.’” (Rev. 12:7) Finally, Jesus tells Nathaniel that his salvation is accomplished with the help of all the heavenly powers who ascend and descend upon the Son of Man.

This final quotation tells us that the ministry of Angels cannot be looked at in isolation. They work for our salvation and our protection solely through the power that comes from the death and the resurrection of Christ. Angels are just one of the ways in which we understand God to be ordering and ruling the creation and shepherding it back to himself. When we try to understand angels outside the story of our own salvation, we become obsessed with mysteries that we can never hope to resolve.

We mention angels and archangels every time we celebrate communion. We join in their endless song around the throne of God: “Holy, holy, holy Lord! God of power and might!” Our invocation of those angels reminds us that we are never truly alone. Creation itself is full of God’s presence, and God’s messengers throng around us not just in our worship during communion, but also in our homes and in our places of work or leisure. Christian tradition tells us that we have our own guardian angel, assigned to us at our birth (or in some Christian traditions, at the moment of our baptism). It’s a reassuring thought, especially in the midst of a pandemic when many of us have felt alone or isolated from our communities.

In conclusion, when we look at the role of angels in isolation, they become detached from Christian experience and we are confused about their importance and their role. They are forces that act to save us; forces which we cannot readily describe or see and of which we may not even be aware: such as coincidence, a moment of great clarity or vision, a chance meeting or an inexplicable moment of great peace or assurance. They remain a necessary mystery, working together towards the final victory over evil, which one day all of creation will share.

NJM

Le Dimanche le plus proche de Saint-Michel-et-tous-les-anges                le 26 septembre 2021

La plupart des gens aujourd’hui conçoivent les anges de l’une des trois manières suivantes. Il y a tout d’abord le groupe de ceux qui sont fermement convaincus qu’il existe des êtres spirituels immensément puissants et qu’ils font parfois sentir leur présence à certains êtres humains comme nous. Parmi ce nombre, il n’y a pas que les personnes religieuses qui croient généralement aux anges en plus de leur croyance en Dieu. Les Juifs, les Chrétiens et les Musulmans sont inclus dans cette catégorie. Il y a aussi ceux qui se considèrent « spirituels » mais pas « religieux ». Ils sont également convaincus qu’il existe des êtres spirituels immensément puissants. Certains disent que la tradition chrétienne a appelé ces êtres des « anges », mais qu’en réalité, ce sont des habitants d’une sorte d’univers spirituel parallèle, ou même encore des visiteurs d’autres planètes.

Le deuxième groupe rejette complètement l’existence des anges. Ils pensent que pour y croire il faut soit être crédule, soit souffrir d’un trouble mental. Selon eux, la croyance en l’existence des anges est simplement une forme moderne de la croyance primitive que l’univers grouillait de pouvoirs intermédiaires qui faisaient souffler le vent ou faisaient briller le soleil. La science et la laïcité ont rendu de telles croyances indéfendables par des personnes rationnelles et réfléchies.

Le troisième groupe n’est pas si prompt à rejeter l’existence des anges, mais ils ne prétendraient pas non plus en avoir vu un. Ils ne considèrent pas que croire aux anges est un principe central de la foi chrétienne, bien qu’ils puissent suggérer qu’ils pourraient y avoir quelque chose puisqu’ils sont dans la Bible, et que donc ceux-ci pourraient être quelque chose que nous ne comprenons pas encore. Dans l’ensemble, les catholiques en savent plus sur les anges et leurs rôles que les protestants. Les protestants ont tendance à considérer toutes les prières mentionnant des anges ou leurs invocations comme profondément suspectes : à un cheveu du paganisme pur et simple.

Il est clair que la croyance aux anges est détachée du courant dominant du christianisme. La Bible ne nous dit pas quoi croire à leur sujet. La description élaborée du rôle des anges donnée par les théologiens plus tard dépendait en grande partie de la tradition juive et des images tirées du monde païen dans lequel le christianisme s’est propagé.

Alors comment réintégrer une croyance aux anges dans la foi chrétienne de nos jours ? Les anges sont associés dans la Bible à des moments de formidable victoire sur le mal ou à des événements liés au salut de l’humanité. Dieu accorde à Jacob une vision d’anges pour l’assurer de son succès ultime : « Il fit un rêve : une échelle était dressée sur la terre et son sommet atteignait les cieux. Des anges de Dieu y montaient et y descendaient. Le Seigneur se tenait devant elle et disait à Jacob : ‘Je suis le Seigneur, le Dieu de ton grand-père Abraham et le Dieu d’Isaac. La terre où tu es couché, je la donnerai à toi et à tes descendants… Je suis avec toi, je te protégerai partout où tu iras. » (Genèse 28:12, 13, 15a) L’Apocalypse décrit la victoire finale des justes en ces termes : « Alors une bataille s’engagea dans les cieux. Michel et ses anges combattirent le dragon, … Puis j’entendis une voix forte dans les cieux, qui disait : ‘C’est le temps du salut, de la puissance et du règne de notre Dieu ! Maintenant l’autorité est entre les mains de son Christ. Car il a été jeté dehors l’accusateur de nos frères et de nos sœurs, celui qui les accusait jour et nuit devant notre Dieu.’ » (Apoc. 12:7a, 10) Enfin, Jésus dit à Nathaniel que son salut s’accomplit avec l’aide de toutes les puissances célestes qui montent et descendent au-dessus du Fils de l’Homme.

Cette dernière citation nous dit que le ministère des Anges ne peut être considéré de façon isolée. Ils œuvrent pour notre salut et notre protection uniquement par la puissance qui vient de la mort et de la résurrection du Christ. Les anges ne sont que l’une des façons par lesquelles nous comprenons que Dieu ordonne et gouverne la création et la ramène à lui-même. Lorsque nous essayons de comprendre les anges en dehors de l’histoire de notre propre salut, nous devenons obsédés par des mystères que nous ne pourrons jamais espérer résoudre.

Nous mentionnons les anges et les archanges chaque fois que nous célébrons la communion. Nous nous joignons à leur chant sans fin autour du trône de Dieu : « Saint, saint, saint, très saint Seigneur, O Dieu tout puissant ! » Notre invocation de ces anges nous rappelle que nous ne sommes jamais vraiment seuls. La création elle-même est pleine de la présence de Dieu, et les messagers de Dieu se pressent autour de nous non seulement lors de nos offices pendant la communion, mais aussi chez nous et dans nos lieux de travail ou de loisirs. La tradition chrétienne nous dit que nous avons notre propre ange gardien, qui nous est attribué à notre naissance (ou dans certaines traditions chrétiennes, au moment de notre baptême). C’est une pensée rassurante, surtout au milieu d’une pandémie où beaucoup d’entre nous se sont sentis seuls ou isolés de nos communautés.

En conclusion, lorsque nous imaginons le rôle des anges de façon isolée, ils se détachent de l’expérience chrétienne et nous sommes perdus quant à leur importance et leur rôle. Ce sont des forces qui agissent pour nous sauver ; des forces que nous ne pouvons pas facilement décrire ou voir et dont nous ne sommes peut-être même pas conscients : comme par exemple une coïncidence, un moment de grande clarté ou de vision, une rencontre fortuite ou un moment inexplicable de grande paix ou d’assurance. Ceux-ci restent un mystère nécessaire, œuvrant ensemble vers la victoire finale sur le mal qu’un jour toute la création partagera.

NJM Ver. Fr. FS

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