Sermon – First Sunday after Christmas

The First Sunday after Christmas Day

December 29, 2019

Isaiah 61 :10 – 62 :3 Galatians 3 : 23-25, 4 :4-7 John I :l-18

The great market square in Marrakech, the Djemaa el Fna, is the largest town square on the African continent. As the sun sets, it becomes more and more crowded with people in search of refreshment and entertainment. The most popular attractions are not the orange juice sellers, or the snake charmers, the magicians or the sellers of traditional medicines. The largest crowds of local people gather around the storytellers. These storytellers have no props; apart from perhaps a drum. The only things they offer are their voice, and the extraordinary stories they have stored up in their memory.

There is nothing like a good story. From our youngest age when an adult would read to us, to our first faltering steps in reading for ourselves, to the age when we are first able to lose ourselves in a good book, stories are our companions, our friends and even our mentors. Stories develop our imagination, they teach us about the use of language, how to interact (or not to interact!) with others, and how to live moral lives. Story telling between an adult and a child creates a bond of trust. Children love to hear their parents drawing on their own experience to make up stories. It is through these stories that they realize that they are not alone in the world. It is through these stories that they see visions of what they themselves can become.

The church understands the power of stories; especially those stories we tell about other Christians who have lived extraordinary lives. Each year, on the first Sunday in November, we celebrate All Saints Day, when we remember that such lives have the power to transform our own lived experience. On that day we remember that we are called to tell our own stories too. When we gather together it is our stories that unite us and deepen the bonds of affection between us. Of all the stories in the Bible, it is perhaps the story of Christ’s birth that is the best known. The stable, the angels, the shepherds, the Wise Men, Mary and Joseph; all these elements are familiar to us, perhaps even from a very young age. The Incarnation of Christ is the greatest story ever told. Like other stories, it possesses the power to instruct and inspire. It teaches us how to interact or not to interact with others. It teaches how to live moral lives.

But more than this; the Incarnation is the story of the Word itself made flesh. This remarkable event is perfectly described in today’s reading from the Gospel of John; “And the Word became flesh and dwelt among us, full of grace and truth; we have beheld his glory, glory as of the only Son from the Father.” (Jn. l:14) The man is the story; the story is the man. In Christ, God himself is telling a story to his creation; just as the parent reads to the child.

This story creates a bond of trust between God and us – His children. Through this story we realize that we are not alone in the world. Through this story, we obtain a vision of what we ourselves will one day become. Once again in these twelve days of Christmas, when we examine our own lives, we rediscover a remarkable thing. God his telling His story of the triumph of love through the unfolding of our own lives. The triumph of that love is seen through the incarnation, life, death and resurrection of our Savior. This story knows no end, and every year it is born in us anew.

Happy Christmas to you all, and a healthy and blessed New Year!

NJM

 

Le premier Dimanche après le jouir de Noël                           le 29 décembre 2019

La grande place du marché de Marrakech, la place Djemaa el Fna, est la plus grande place urbaine sur le continent africain. Au coucher du soleil, elle devient de plus en plus encombrée de gens en quête de rafraîchissement et de divertissement. Les attractions les plus populaires ne sont pas les vendeurs de jus d’orange, ni les charmeurs de serpents, les magiciens ou les vendeurs de remèdes traditionnels. Les foules les plus nombreuses de la population locale se rassemblent autour des conteurs. Ces conteurs n’ont aucun accessoire ; à part peut-être un tambour. Les seules choses qu’ils offrent sont leur voix et les histoires extraordinaires du répertoire de leur mémoire.

Il n’y a rien de tel qu’une bonne histoire. De notre plus jeune âge où un adulte nous faisait la lecture, à nos premiers pas hésitants où nous nous y lancions nous-mêmes, à l’âge où nous arrivons à nous perdre dans un bon livre pour la première fois, les histoires sont nos compagnons, nos amis et même nos mentors. Les histoires développent notre imagination, elles nous enseignent l’utilisation du langage, comment interagir (ou ne pas interagir !) avec les autres, et comment vivre une vie morale. Raconter une histoire entre un adulte et un enfant crée un lien de confiance. Les enfants adorent entendre leurs parents s’inspirer de leur propre expérience pour inventer des histoires. C’est à travers ces histoires qu’ils se rendent compte qu’ils ne sont pas seuls au monde. C’est à travers ces histoires qu’ils entrevoient ce qu’ils peuvent devenir eux-mêmes.

L’église comprend le pouvoir des histoires ; en particulier ces histoires que nous racontons sur d’autres chrétiens qui ont vécu des vies extraordinaires. Chaque année, le premier dimanche de novembre, nous célébrons la Toussaint, lorsque nous nous souvenons que de telles vies ont le pouvoir de transformer notre propre expérience vécue. Ce jour-là, nous nous souvenons que nous sommes aussi appelés à raconter nos propres histoires. Lorsque nous nous réunissons, ce sont nos histoires qui nous unissent et approfondissent les liens d’affection entre nous. De toutes les histoires de la Bible, c’est peut-être l’histoire de la naissance du Christ qui est la plus connue. L’étable, les anges, les bergers, les mages, Marie et Joseph ; tous ces éléments nous sont familiers, peut-être même dès le plus jeune âge. L’incarnation du Christ est la plus grande histoire jamais racontée. Comme d’autres histoires, elle possède le pouvoir d’instruire et d’inspirer. Elle nous apprend à interagir ou non avec les autres. Elle enseigne comment vivre une vie morale.

Mais plus que cela ; l’Incarnation est l’histoire du Verbe lui-même fait chair. Cet événement remarquable est parfaitement décrit dans la lecture d’aujourd’hui de l’Évangile de Jean ; « Et la Parole s’est faite homme, elle a habité parmi nous, pleine de grâce et de vérité, et nous avons contemplé sa gloire, une gloire comme celle du Fils unique venu du Père. » (Jean 1:14) L’homme est l’histoire ; l’histoire est l’homme. En Christ, Dieu lui-même raconte une histoire à sa création ; tout comme le parent lit à l’enfant.

Cette histoire crée un lien de confiance entre Dieu et nous – ses enfants. À travers cette histoire, nous réalisons que nous ne sommes pas seuls au monde. A travers cette histoire, nous obtenons une vision de ce que nous deviendrons un jour. Encore une fois en ces douze jours de Noël, lorsque nous examinons notre propre vie, nous redécouvrons une chose remarquable. Dieu raconte son histoire du triomphe de l’amour à travers le déroulement de nos propres vies. Le triomphe de cet amour se voit à travers l’incarnation, la vie, la mort et la résurrection de notre Sauveur. Cette histoire ne connaît pas de fin, et chaque année elle renaît en nous.

Joyeux Noël et une bonne et heureuse année à tous !

NJM Ver. Fr. FS

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