Sermon – Epiphany Last 2020

Last Sunday of the Epiphany

February 23, 2020

Exodus 24:12-18 II Peter 1:16-21 Matthew 17:1-9

It comes as a bit of a surprise to find that there are very few direct manifestations of God’s appearance or voice in the Bible. God does not let himself be seen directly or his voice be heard by human beings on more than a dozen occasions. When this happens, the event is accompanied by a large number of theatrical effects. When God appears to Moses on Mount Sinai, there are loud claps of thunder and it seems as though the entire mountain is consumed with fire. When Moses returns to the foot of the mountain, his face is shining, and the people are so afraid to approach him that he has to wear a veil to spare their eyes. “The people of Israel saw the face of Moses, that the skin of Moses’ face shone; and Moses would put the veil on his face until he went in to speak with God again.” (Exod.34:35) In the Psalms, God’s voice is heard through the terrifying effects of a thunderstorm in the mountains around Jerusalem.

The account given of the Transfiguration in the Gospel of Matthew is designed to remind us of the circumstances attendant on the delivery of the stone tablets of the Law to Moses described in the Book of Exodus. Moses even puts in an appearance, accompanied by Elijah. “Behold, as [Jesus] was praying, the appearance of his countenance was altered, and his raiment became dazzling white…………. a cloud came and overshadowed them [the disciples] and they were afraid as they entered the cloud. And a voice came out of the cloud saying, “This is my son, my chosen, listen to him!”. (Matthew 17: 5-6)

All this is in sharp contrast to what the disciples were doing when these theatrical manifestations of God’s presence were taking place. At the start of the story of the transfiguration we are told that they were asleep. Peter’s reaction to Jesus’ transformation and the appearance of Moses and Elijah is almost banal: “It is good to be here.” (Matthew 17:4) He suggests that the disciples build little shelters for their illustrious company. The prosaic nature of the response of the disciples is intended to provide a sharp contrast to the splendid and momentous direct intervention of God in the story.

We all want this distant and holy God to show himself in spectacular ways. Such a God is consistent with our idea that we are embarked on the great religious quest of self-discovery. We like to think that the search for holiness and perfection should be elaborate and complex. We are enticed by the idea that there is a glittering prize of perfection to be won at the end of a long and arduous journey. It often surprises me how self-conscious our search for holiness can be. Certain sections of the church pride themselves on their so-called superior morality. They look down on those whom they consider to be less morally perfect than themselves. Others revel in their extreme religious experiences, the pomp of their liturgy or the intensity of their prayer life. Others claim a monopoly on tolerance which they perceive to be the fruit of their academically evolved interpretation of the scriptures. For all of these groups of people, the search for a holy life has become a personal hobby, an overly elaborate quest for self-improvement.

The story of the transfiguration reminds us that we do not transfigure ourselves through our own efforts. The most intense and life changing experiences can happen to us when we are least conscious of ourselves. The disciples were, after all, asleep when the events described began to unfold. Deitrich Bonhoeffer recognized this need for an ordinary and uncomplicated holiness when he wrote, “One must abandon every attempt to make something of oneself, whether it be a saint, a converted sinner, a righteous man or an unrighteous one.”

When Peter wrote his second Epistle, those for whom he was writing were struggling under a fierce persecution. They had no time to be self-consciously holy. Peter recognized the value of the story of the Transfiguration and used it to give his readers hope in the middle of the struggle of their everyday experience. It gives us hope that one day, and in spite of ourselves, God will transform us into the shining likeness of his Son. “You will do well to pay attention to this as to a lamp shining in a dark place, until the day dawns and the morning star rises in your hearts.” (II Peter 1:19)

NJM

 

Dernier dimanche de l’Épiphanie                                                                le 23 février 2020

Il est un peu surprenant de constater qu’il y a très peu de manifestations directes de l’apparition ou de la voix de Dieu dans la Bible. Dieu ne révèle directement son apparence ou sa voix aux êtres humains qu’une douzaine de fois maximum. Lorsque cela se produit, l’événement s’accompagne d’un grand nombre d’effets théâtraux. Lorsque Dieu apparaît à Moïse sur le mont Sinaï, il y a de forts coups de tonnerre et il semble que toute la montagne soit consumée par le feu. Lorsque Moïse revient au pied de la montagne, son visage brille et le peuple a tellement peur de l’approcher qu’il doit porter un voile pour épargner leurs yeux. « Les enfants d’Israël regardaient le visage de Moïse, et voyaient que la peau de son visage rayonnait ; et Moïse remettait le voile sur son visage jusqu’à ce qu’il entrât, pour parler avec l’Éternel. » (Exode 34:35) Dans les Psaumes, la voix de Dieu est entendue à travers les effets terrifiants d’un orage dans les montagnes autour de Jérusalem.

Le récit de la Transfiguration dans l’Évangile de Matthieu est conçu pour nous rappeler les circonstances liées à la remise des tablettes de pierre de la Loi à Moïse décrites dans le Livre de l’Exode. Moïse fait même une apparition, accompagné d’Elie. « Pendant qu’il [Jésus] priait, l’aspect de son visage changea, et son vêtement devint d’une éclatante blancheur…………. Une nuée lumineuse les couvrit. Et voici, une voix fit entendre de la nuée ces paroles : Celui-ci est mon Fils bien-aimé, en qui j’ai mis toute mon affection : écoutez-le ! ». (Matthieu 17:5-6)

Tout cela contraste fortement avec ce que faisaient les disciples lorsque ces manifestations théâtrales de la présence de Dieu avaient lieu. Au début de l’histoire de la transfiguration, on nous dit qu’ils dormaient. La réaction de Pierre à la transformation de Jésus et à l’apparition de Moïse et d’Élie est presque banale : « il est bon que nous soyons ici » (Matthieu 17:4). Il suggère que les disciples construisent de petits abris pour leur illustre compagnie. La nature prosaïque de la réponse des disciples est destinée à fournir un contraste frappant avec l’intervention directe splendide et capitale de Dieu dans l’histoire.

Nous voulons tous que ce Dieu distant et saint se montre de manière spectaculaire. Un tel Dieu est conforme à notre idée que nous sommes engagés dans la grande quête religieuse de la découverte de soi. Nous aimons penser que la recherche de la sainteté et de la perfection doit être élaborée et complexe. Nous sommes séduits par l’idée qu’il y a un prix étincelant de perfection à gagner au terme d’un long et pénible voyage. Cela me surprend souvent à quel point notre quête de sainteté peut être dictée par notre conscience de nous-mêmes. Certaines dénominations de l’Église sont fières de leur morale dite supérieure. Elles méprisent ceux qu’elles considèrent comme moralement moins parfaites qu’elles. D’autres se délectent de leurs expériences religieuses extrêmes, de l’apparat de leur liturgie ou de l’intensité de leur vie de prière. D’autres revendiquent le monopole de la tolérance qu’ils perçoivent comme le fruit de leur interprétation académique évoluée des Écritures. Pour tous ces groupes de personnes, la recherche d’une vie sainte est devenue un passe-temps personnel, une quête trop élaborée du développement personnel.

L’histoire de la transfiguration nous rappelle que nous ne nous transfigurons pas de nos propres efforts. Les expériences les plus intenses et qui changent la vie peuvent nous arriver lorsque nous sommes le moins conscients de nous-mêmes. Après tout, les disciples dormaient lorsque les événements décrits ont commencé à se dérouler. Deitrich Bonhoeffer a reconnu ce besoin d’une sainteté ordinaire et simple quand il a écrit : « Il faut abandonner toute tentative de faire quelque chose de soi, que ce soit un saint, un pécheur converti, un homme juste ou un injuste. »

Lorsque Pierre a écrit sa deuxième épitre, ceux pour qui il écrivait souffraient face à une persécution féroce. Ils n’avaient pas le temps d’être consciemment saints. Pierre a reconnu la valeur de l’histoire de la Transfiguration et l’a utilisée pour donner à ses lecteurs l’espoir au milieu de la lutte de leur expérience quotidienne. Cela nous donne l’espoir qu’un jour, et malgré nous, Dieu nous transformera à l’image brillante de son Fils. « Et nous tenons pour d’autant plus certaine la parole prophétique, à laquelle vous faites bien de prêter attention, comme à une lampe qui brille dans un lieu obscur, jusqu’à ce que le jour vienne à paraître et que l’étoile du matin se lève dans vos cœurs ; » (II Pierre 1:19)

NJM Ver. Fr. FS

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