Sermon Epiphany 5

Fifth Sunday of the Epiphany
February 6, 2022
Isaiah 6:1-8
I Corinthians 15:1-11
Luke 5:1-11

I want to begin by asking a question we have all asked at one time or another. Why is preaching a part of every Sunday service? We might think that the answer is obvious. Perhaps we think that the pastor would have nothing to do unless he had a sermon to prepare. Perhaps we accept it without question – sermons have always been a part of Sunday services. One hundred years ago there were even ministers who were the film stars of their day. People would walk miles to hear them preach, and they had black and white picture postcards made of themselves to distribute to the faithful. Those days have long gone, but the sermon remains. Our homiletics professor at Oxford told us that we were supposed to spend ten hours of preparation for every five minutes preached. Despite his advice, nowadays we are more likely to think we have had a lucky escape if the sermon is halfway decent or thoughtfully prepared. I should know – I have sat through many a sermon myself, as well as inflicted my sermons on others. I remember a story once told about a vicar and his vestry. The warden asked the vicar how long he spent on sermon preparation. “I normally work something out as I’m walking to the service,” the Vicar said. “Hmm,” said the warden. “Perhaps we should find you an apartment a little further away from the church.”

I have heard sermons brisling with erudite quotations from the Church fathers. I have heard impassioned indictments of contemporary politicians. I have sat through hours of simple points made needlessly complicated by a battery of visual aids. I have heard hasty homilies delivered from notes on the back of an envelope. I’ve often been guilty of these faults myself. But all preachers are charged with one responsibility alone. To preach Christ, crucified and raised from the dead. The weakness or incapacity of the preacher is nothing to do with it. The responsibility stays the same: to be as clear as possible in our witness to the life, death and resurrection of Jesus.

But why do it every Sunday? We are by nature creatures that are prone to forgetfulness. I am not talking about mislaying our car keys or our spectacles. I am not even talking about forgetting people’s birthdays or to turn up to a meeting. Because we are human, we have short memories. God’s perspective is very different from ours. If our memories were better, we would not be such easy victims of the manufactures of propaganda. In our fragmented modern world, we can very easily find ourselves rootless, without a history or an identity, victims of the latest fad or mass movement. Paul describes such a state of affairs as akin to a leaf being blown about in the wind.

It is for this reason that a sermon is supposed to be a sort of anchor. It is supposed to remind us of what we already know. It is only by force of repetition that we can make the crucifixion and resurrection of Christ into a part of our own identity. Our culture is very aware of the power of advertising and the science of communication. If we live in a big city and own a television and computer, every day we are bombarded by eight hundred advertising images or slogans. Every tool is used to persuade us to buy a product or adhere to a particular viewpoint. Sometimes those who wish to persuade us use techniques that are blaringly insistent. Sometimes they are subliminal and subtle. Of one thing we are certain: they will not leave us in peace until we have understood their message.

In his letters, Paul was sometimes insistent, and sometimes subtle. He tells us in first Corinthians chapter 15 of the resurrection appearances, beginning with Peter and the other disciples, and spreading to include Christ’s resurrection appearance to five hundred people at the same time. You will notice that he does not make any mention here of an empty tomb. What is the reason for this omission? Those who know Christ is alive and who feel that hope alive in their own lives are part of the growing group who are today’s witnesses to Christ’s triumph. Our own congregation here at St. Esprit is just one part of that growing group of witnesses. The living Christ is always doing something new. He will never be without witnesses, so long as we meet together to rekindle the hope that his death and resurrection have kindled in our hearts.

NJM

 

Cinquième Dimanche de l’Épiphanie                                                                 le 6 février 2022

Je voudrais commencer par poser une question que nous nous sommes tous posée à un moment ou à un autre. Pourquoi y-a-t’il un sermon lors de l’office chaque dimanche ? Nous pourrions penser que la réponse est évidente. Peut-être pensons-nous que le pasteur n’aurait rien à faire s’il n’avait pas un sermon à préparer. Peut-être l’acceptons-nous sans nous poser de questions : les sermons ont toujours fait partie des offices le dimanche. Il y a un siècle, il y avait même des pasteurs qui étaient l’équivalent des stars de cinéma de leur époque. Les gens faisaient des kilomètres pour les entendre prêcher et ils se faisaient faire des cartes postales en noir et blanc pour les distribuer aux fidèles. Cette époque est révolue depuis longtemps, mais le sermon demeure. Notre professeur d’homilétique à Oxford nous disait que nous étions censés consacrer dix heures de préparation pour chaque cinq minutes prêchées. En dépit de ce conseil, nous sommes aujourd’hui plus enclins à penser que nous avons eu de la chance si le sermon est à moitié décent ou préparé de manière réfléchie. Je suis bien placé pour le savoir : j’ai moi-même assisté à de nombreux sermons et j’en ai infligé à d’autres. Je me souviens d’une histoire racontée un jour sur un pasteur et son consistoire. Le gardien avait demandé au pasteur combien de temps il consacrait à la préparation de son sermon. Le pasteur a répondu : « Normalement, je prépare quelque chose sur le chemin de l’office ». La réaction du gardien a été la suivante : « Eh bien… Peut-être devrions-nous vous trouver un appartement un peu plus loin de l’église. »

J’ai entendu des sermons débordant de citations érudites des pères de l’Église. J’ai entendu des condamnations passionnées de politiciens contemporains. Je suis resté assis pendant des heures à écouter des arguments simples rendus inutilement compliqués par une batterie d’aides visuelles. J’ai entendu des homélies hâtives livrées à partir de notes prises au dos d’une enveloppe. J’ai souvent été moi-même coupable de ces fautes. Mais tous les prédicateurs ne sont soumis qu’à une seule responsabilité. Prêcher le Christ, crucifié et ressuscité des morts. La faiblesse ou l’incapacité du prédicateur n’a rien à voir avec cela. La responsabilité reste la même : être aussi clair que possible dans notre témoignage de la vie, de la mort et de la résurrection de Jésus.

Mais pourquoi le faire chaque dimanche ? Nous sommes par nature des créatures sujettes à l’oubli. Je ne parle pas d’égarer nos clés de voiture ou nos lunettes. Je ne parle même pas d’oublier l’anniversaire de quelqu’un ou d’oublier d’aller à un rendez-vous. Parce que nous sommes humains, nous avons la mémoire courte. La perspective de Dieu est très différente de la nôtre. Si notre mémoire était meilleure, nous ne serions pas des victimes aussi faciles pour les fabricants de propagande. Dans notre monde moderne fragmenté, nous pouvons très facilement nous retrouver sans racines, sans histoire ni identité, victimes de la dernière mode ou du dernier mouvement de masse. Paul décrit un tel état de choses comme être semblable à une feuille emportée par le vent.

C’est pour cette raison qu’un sermon est censé être une sorte d’ancrage. Il est censé nous rappeler ce que nous savons déjà. Ce n’est que par la force de la répétition que nous pouvons faire de la crucifixion et de la résurrection du Christ une partie de notre propre identité. Notre culture est très consciente du pouvoir de la publicité et de la science de la communication. Si nous vivons dans une grande ville et que nous possédons une télévision et un ordinateur, nous sommes bombardés chaque jour par huit cents images ou slogans publicitaires. Chaque outil est utilisé pour nous persuader d’acheter un produit ou d’adhérer à un point de vue particulier. Parfois, ceux qui veulent nous persuader utilisent des techniques criardes et insistantes. Parfois, elles sont subliminales et subtiles. Une chose est sûre : ils ne nous laisseront pas tranquilles tant que nous n’aurons pas compris leur message.

Dans ses lettres, Paul est parfois insistant, parfois subtil. Il nous parle au chapitre 15 de la première épitre aux Corinthiens des apparitions de la résurrection, en commençant par Pierre et les autres disciples, et en s’étendant jusqu’à inclure l’apparition de la résurrection du Christ à cinq cents personnes en même temps. Vous remarquerez qu’il ne fait aucune mention ici d’un tombeau vide. Quelle est la raison de cette omission ? Ceux qui savent que le Christ est vivant et qui sentent cette espérance vivante dans leur propre vie font partie du groupe croissant qui est aujourd’hui le témoin du triomphe du Christ. Notre propre congrégation, ici à St. Esprit, n’est qu’une partie de ce groupe croissant de témoins. Le Christ vivant est toujours en train de faire quelque chose de nouveau. Il ne sera jamais sans témoins, tant que nous nous réunirons pour raviver l’espoir que sa mort et sa résurrection ont allumé dans nos cœurs.

NJM ver. Fr. FS

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