Sermon – Christmas I

Christmas I
December 26, 2021
Isaiah 61 :10 – 62 :3  Galatians 3 :23-4 :7   John 1 :1-10

One of the most powerful emotions we experience at Christmas time is the need to feel that we belong somewhere. We remember our families and friends, our church communities, and we try to spend Christmas with those people we love the most and with whom we feel we belong. Our need to belong together isn’t just confined to the Christmas season. We all have affiliations of a wider sort; whether that be to clubs or societies or to political parties or religious denominations. Perhaps we take pride in our nationality or the city where we live. We may feel joined to others by a common love for a style of art or of music. St. Esprit unites us not only through our common affiliation to the church and our common shared history together, but also by our use of the French language.

All of these sources of our identity express the human need to belong. We need the company of people with whom we share so much, even if sometimes the things that we share are very tenuous and our political opinions or our taste in music nevertheless differs. We long to feel that we are not on our own because we belong to a community of people who are joined by bonds of affection and mutual interest. God created us not simply as independent and self-sufficient individuals, but as people who long for the company of others and seek to fulfill that longing through friendship and love. None of us can be fully ourselves without each other! Paul reminds us that we are not only called to benefit from the company of others, we are also created (and re-created through Christ) to bear one another’s pains and burdens.

This need to belong, and the pride we take in our belonging can be seen in our readings today. Isaiah loved – and took great pride in – the city of Jerusalem. He took pride in God’s love for Israel, and the fact that Jerusalem was the city where God chose to dwell. The Gospel of John takes this idea further, declaring Christ the Son of God through whom the world was made has chosen to come and live with his people. God is no longer confined to a nation or to a temple, but he has become one of us by taking our flesh and blood. As a result of Christ’s incarnation, we can take a new pride in our belonging to the human race, because we have been adopted by God as his own.

Our reading from Paul’s letter to the Galatians tells us about the consequences that Christ’s incarnation at Christmastime has for our sense of belonging to each other. “In Christ Jesus, we are all sons of God, through faith.” Jesus’ birth amongst us means that we share not just a common interest, but also a common nature. We belong to God and to each other, joined through common bonds which surpass even the ties of human love. This is why Christmas is traditionally a time when we celebrate peace and good will. It’s not simply a sentimental notion that will wear off once the Christmas tree is dragged out onto East 60th Street and the decorations are put back into the basement. The incarnation has changed our very nature: it has made it possible for us to belong both to God and to each other. What the angels sang to the shepherds over the skies of Bethlehem has come about. The birth of Christ has brought earth and heaven together. The Prince of Peace has begun his reign.

I can think of few better moments in the Church year to commission a missionary. In the end (just like all Christians) missionaries are ambassadors for Christ in the world as Paul describes us in his second letter to the church in Corinth. Today we are going to commission Joris as an ambassador to serve in a unique setting. Half of his responsibilities will be at the Anglican Centre in Rome, so the description of his role as an ambassador is probably a very appropriate one, given that the center is effectively the Anglican Church’s diplomatic headquarters in Rome! As ambassadors for Christ, we are called to further God’s work to bring people together as citizens of the heavenly city, where justice and peace reign and where conflict and tears are no more.

We belong to each other, and the incarnation of Christ has restored God’s image in us, the image in which God initially created us. For this reason, Joris isn’t going to an unknown place. Wherever we travel in the world, we will meet sisters and brothers who have entered into this new way of relating to each other. Have no fear Joris. Just like your friends here at St. Esprit, the people you will meet in the next six months will recognize in you a brother who has embarked on this most wonderful of adventures that began with Christ’s birth on Christmas Eve. Finally, the service for the commissioning of a missionary includes the renewal of our baptismal vows. We thank Joris for giving us an occasion to renew our commitment to our common calling on the threshold of a New Year. As he leaves us for a time, we at St. Esprit will continue to bear his burdens and share his joys, and our practical and prayerful support will be behind him. We await with eager anticipation to hear of your next adventures!       Vai con la benedizione di Dio! Pars avec la benediction de Dieu ! Vade cum benedictione Dei!

NJM

Noël I
26 décembre, 2021
Isaïe 61 :10 – 62 :3  Galates 3 :23-4 :7   Jean 1 :1-10

Le besoin de sentir qu’on appartient à une communauté est l’une des émotions les plus puissantes que nous éprouvons à Noël. Nous nous souvenons de nos familles et de nos amis, de nos communautés ecclésiales, et nous essayons de passer Noël avec les personnes que nous aimons le plus et qui nous sont familières. Notre besoin d’être ensemble ne se limite pas à la période de Noël. Nous appartenons tous à des groupes plus larges ; qu’il s’agisse de clubs ou d’associations, de partis politiques ou de communautés religieuses. C’est peut-être de la fierté que nous avons pour notre pays ou de la ville où nous vivons. Nous pouvons aussi nous sentir liés aux autres par un amour commun pour un style d’art ou de musique. À St Esprit nous sommes unis non seulement par l’affiliation à l’église que nous avons en partage et notre histoire commune, mais aussi par notre usage de la langue française.

Toutes ces sources dont découlent notre identité expriment le besoin humain d’avoir sa place au sein d’un groupe ou auprès de quelqu’un. Nous avons besoin de la compagnie des gens avec qui nous partageons beaucoup de choses, même si parfois les choses que nous partageons sont très petites et que nos opinions politiques ou nos goûts musicaux peuvent aussi être différents. En appartenant à une communauté de personnes unies par des liens d’affection et d’intérêt réciproque, nous voulons sentir que nous ne sommes pas seuls. Dieu ne nous a pas créés comme des individus indépendants et autosuffisants, mais comme des personnes qui aspirent à la compagnie des autres et cherchent à réaliser cette attente par l’amitié et l’amour. Aucun de nous ne peut être pleinement soi-même si ce n’est l’un avec l’autre ! Paul nous rappelle que nous ne sommes pas seulement appelés à jouir de la compagnie des autres, nous sommes également créés (et recréés par le Christ) pour partager nos douleurs et nos fardeaux les uns avec les autres.

Ce besoin d’appartenir et la dignité que nous en tirons se rencontre dans nos lectures d’aujourd’hui. Isaïe aimait – et était même très fier – de la ville de Jérusalem. Il tirait une certaine fierté de l’amour de Dieu pour Israël et de ce que Jérusalem était la ville où Dieu avait choisi d’habiter. L’Évangile de Jean continue sur cette lancée, en déclarant que le Christ, le Fils de Dieu par qui le monde a été fait, a choisi de venir vivre avec son peuple. Dieu n’est plus confiné à une nation ou à un temple : il est devenu l’un de nous en prenant notre chair et notre sang. Grâce à l’incarnation du Christ, nous pouvons tirer une dignité nouvelle de notre appartenance à la race humaine, parce que nous avons été pleinement adoptés par Dieu.

Ce que nous avons entendu de la lettre de Paul aux Galates nous parle de ce l’incarnation du Christ à Noël a changé en matière de notre appartenance mutuelle. « En Jésus-Christ, nous sommes tous fils de Dieu, par la foi. » La naissance de Jésus parmi nous signifie que nous ne partageons pas seulement un centre d’intérêt commun, mais aussi une nature commune. Nous appartenons à Dieu et les uns aux autres, unis par des liens communs qui dépassent même les liens de l’amour humain. C’est pourquoi Noël est traditionnellement un moment où l’on célèbre la paix et la bienveillance. Ce n’est pas simplement une rêverie sentimentale qui va se dissiper une fois qu’on aura traîné l’arbre de Noël sur le trottoir de la soixantième rue et que les décorations auront été remisées au sous-sol. C’est notre nature elle-même que l’incarnation a changée : elle nous permet d’appartenir à la fois à Dieu et les uns aux autres. Ce que les anges ont chanté aux bergers dans le ciel de Bethléem s’est réalisé. La naissance du Christ a réuni la terre et le ciel. Le Prince de la Paix a commencé à régner.

J’ai du mal à trouver de meilleurs moments dans l’année de l’Église pour envoyer un missionnaire. En fin de compte les missionnaires sont, comme tous les chrétiens, des ambassadeurs du Christ dans le monde, comme Paul nous le décrit dans sa deuxième lettre à l’église de Corinthe. Aujourd’hui, nous allons envoyer Joris en ambassade pour servir dans un endroit très spécial. La moitié de son stage sera au Centre anglican de Rome, il est donc assez à propos de parler de ses responsabilités comme celle d’un ambassadeur, étant donné que le centre est en fait le siège diplomatique de l’Église anglicane à Rome ! En tant qu’ambassadeurs du Christ, nous sommes appelés à poursuivre l’œuvre de Dieu pour rassembler les humains et en faire les citoyens de la cité céleste, où règnent la justice et la paix et où il n’y a plus ni conflits ni larmes.

Nous appartenons les uns aux autres et l’incarnation du Christ a restauré en nous l’image de Dieu, l’image dans laquelle Dieu nous a initialement créés. C’est la raison pourquoi Joris ne va pas dans un endroit inconnu. Où que nous voyagions dans le monde, nous rencontrerons des sœurs et des frères qui sont entrés dans cette nouvelle façon d’être en relation les uns avec les autres. N’aie pas peur Joris. Tout comme tes amis ici à Saint-Esprit, les personnes que tu vas rencontrer au cours des six prochains mois reconnaîtront en toi un frère qui s’est embarqué dans la plus merveilleuse des aventures, celle qui a commencé avec la naissance du Christ la nuit de Noël. Enfin, le service pour l’envoi d’un missionnaire comprend le renouvellement de nos vœux de baptême. Merci à Joris de nous donner l’occasion de répondre à nouveau à notre vocation commune au seuil d’une nouvelle année. Alors qu’il nous quitte pour un moment, nous, à St. Esprit, nous continuerons à l’aider à porter ses fardeaux et à partager ses joies. Nous serons derrière lui par notre aide pratique et nos prières. Nous attendons avec impatience d’en savoir plus sur tes prochaines aventures ! Vai con la benedizione di Dio! Go with God’s blessing! Vade cum benedictione Dei!

NJM

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