Easter Sermon

Easter Day

April 4, 2021

Isaiah  25:6-9     Acts 10:34-43     John 20:1-18


Over the last year or so there has been rather a fuss about what some people have come to call disparagingly ‘cancel culture’. People in history, a certain way of looking at the past, or certain utterances or attitudes of people in the present are ostracized. Their stories are then re-told by those who are concerned to communicate what they see as the truth of the person or story that has been ‘cancelled’.  Here is an example. In recent years, many school textbooks dealing with history and geography have had to be re-written. Until relatively recently the answer to the question, “Who discovered America?” was “Christopher Columbus”. The answer to the question, “Who discovered Australia?” was “Captain Cook”. The answer to the question “Who discovered the Victoria Falls?” was “Livingstone”. Only after the demise of Eurocentric colonialism did people come to realize how strange such answers were to those who didn’t consider London, Rome or Paris to be the center of the world. I’m sure those three men were inspired by a sense of adventure as much as by a thirst to find new consumable resources, but we needed to remind ourselves that America, Australia and Africa weren’t “discovered” in the same way as one “discovers” a new planet or a new moon orbiting Jupiter. America, Australia and Africa were “discovered” by the people who lived there, who drank their water, breathed their air and called them home long before the Europeans arrived on the scene. 


Perhaps the same might be true about certain scientific discoveries, such as penicillin, electricity, X-Rays or nuclear power. They were there all the time, occurring naturally, growing on our food, rippling through sting-rays or forged in the stars. God made them. Our eyes were simply opened to their existence. We became aware of them, and applied them to our own needs. We used them to invent new things. 


On Easter Morning, we can approach the story of the Resurrection with a similar outlook. We are so used to thinking of it in terms of a proposition or a doctrine that we very seldom think of it as something that is discovered, like a continent, a planet or a force of nature.  We apply ourselves to trying to find out how the Resurrection is supposed to ‘work’. Was Christ a ransom paid to the devil for the delivery of humankind? Did Jesus’ death satisfy the wrath of an angry God? Was it just intended to inspire love and obedience in those who heard the moving story? The story we heard this morning has produced so many theories about how it is supposed to work, about what it is supposed to be for that we end up losing our sense of wonder and excitement about it. We run into the danger of identifying redemption, deification, atonement or sacrifice with the astonishing and surprising fact that the Resurrection happened at all. It is as if we have taken the power of electricity to be one and the same as the function of toasters, microwave ovens or vacuum cleaners. 


What was going through the minds of those women who discovered on Easter morning that Jesus was risen from the dead? Did they run back to the disciples to tell them all about atonement, ransom, deification and penal substitution? Those women remind us forcibly that the resurrection is above all an encounter – a discovery, and not a theory. It is a meeting with someone and something that has always been there; that we were hitherto unable to see. The resurrection isn’t a theory. It is a meeting: not the application of an abstract principle to our lives. The task of the Church in every age: including in the time of a pandemic. We discover the resurrection for ourselves. We re-tell the story. There have certainly been times over the last year when all of us have wondered if we’ve made that discovery. But our feelings about it don’t change the fact that this force of love exists. It will always be there; like electricity and the force of gravity.


If the resurrection still gives you trouble, you are in good company. When the women returned from the scene of their meeting with the risen Christ, the disciples told them that they were repeating an ‘idle tale’. And yet every Easter morning, Jesus invites us to undertake a voyage of discovery and meet someone new. Until we set off on that great adventure, we are invited to listen to the stories of those women who discovered that country for themselves. The women of our Gospel tell us that the empty tomb in the garden is the place where despair is turned to hope, sorrow is transformed into joy, and death is overcome by life and love. 


The false narratives of Pilate and the religious authorities of the day have been cancelled. They no longer get to tell us that the powers of the world are stronger than the power of love.  The women invite us to run to the garden and see this astonishing thing for ourselves. Easter morning is our discovery of a new world that was there all the time.  May we all come to breathe its air, drink its living water, and call it our home. Happy Easter!          



Le jour de Pâques le dimanche 4 avril 2021

Depuis à peu près un an, il y a une certaine polémique au sujet du phénomène que certains appellent de manière désobligeante « cancel culture ». Des personnages historiques, une certaine façon de regarder le passé, ou certaines déclarations ou attitudes sont aujourd’hui ostracisés. Ces histoires sont ensuite racontées à nouveau par ceux qui souhaitent communiquer ce qu’ils considèrent comme la vérité de la personne ou de l’histoire qui a été « cancelled ». Voici un exemple. Ces dernières années, de nombreux manuels scolaires traitant d’histoire et de géographie ont dû être réécrits. Jusqu’à récemment, la réponse à la question « Qui a découvert l’Amérique ? » était « Christophe Colomb ». La réponse à la question « Qui a découvert l’Australie ? » était « Capitaine Cook ». La réponse à la question  « Qui a découvert les chutes Victoria ? » était « Livingstone ». Ce n’est qu’après la disparition du colonialisme eurocentrique que les gens ont réalisé à quel point ces réponses étaient étranges pour ceux qui ne considéraient pas Londres, Rome ou Paris comme le centre du monde. Je suis sûr que ces trois hommes ont été inspirés par le sens de l’aventure autant que par la soif de trouver de nouvelles ressources consommables, mais nous devons nous rappeler que l’Amérique, l’Australie et l’Afrique n’ont pas été « découvertes » de la même manière que quelqu’un « découvre » une nouvelle planète ou une nouvelle lune en orbite autour de Jupiter. L’Amérique, l’Australie et l’Afrique ont été « découvertes » par les gens qui y vivaient, qui buvaient leur eau, respiraient leur air et considéraient ces terres comme les leurs bien avant l’arrivée des Européens.


Peut-être qu’il en va de même pour certaines découvertes scientifiques, telles que la pénicilline, l’électricité, les rayons X ou l’énergie nucléaire. Ça a toujours été là ; ces choses se produisant naturellement, poussant sur notre nourriture, ondulant à travers les rayons ou se forgeant dans les étoiles. Dieu les a créés. Nos yeux ont simplement été ouverts à l’existence de ces choses. Nous en avons pris conscience et les avons appliquées à nos propres besoins. Nous les avons utilisées pour inventer de nouvelles choses.


Le matin de Pâques, nous pouvons aborder l’histoire de la résurrection avec une perspective similaire. Nous sommes tellement habitués à y penser en termes de proposition ou de doctrine que nous y pensons très rarement comme quelque chose qui se découvre, comme un continent, une planète ou une force de la nature. Nous nous appliquons à essayer de découvrir comment la résurrection est censée « fonctionner ». Le Christ était-il une rançon versée au diable pour la délivrance de l’humanité ? La mort de Jésus a-t-elle apaisé le courroux d’un Dieu en colère ? Était-elle simplement destinée à inspirer l’amour et l’obéissance à ceux qui entendent cette histoire émouvante ? L’histoire que nous avons entendue ce matin a produit tant de théories sur la façon dont elle est censée fonctionner, ou sur sa raison d’exister, son ‘pourquoi’, que nous finissons par perdre notre sens de l’émerveillement et de l’excitation à son sujet. Nous courons le danger d’identifier la rédemption, la déification, l’expiation ou le sacrifice avec le fait étonnant et surprenant que la résurrection a eu lieu. C’est comme si nous avions pris la puissance de l’électricité comme une seule et même fonction que celle des grille-pains, des fours à micro-ondes ou des aspirateurs.


Qu’est-ce qui s’est passé dans l’esprit de ces femmes qui ont découvert le matin de Pâques que Jésus était ressuscité ? Est-ce qu’elles sont retournées vers les disciples pour leur parler de l’expiation, de la rançon, de la déification et de la substitution pénale ? Ces femmes nous rappellent de façon poignante que la résurrection est avant tout une rencontre – une découverte, et non une théorie. C’est une rencontre avec quelqu’un et quelque chose qui a toujours été là ; que nous n’étions jusqu’alors pas en mesure de voir. La résurrection n’est pas une théorie. C’est une rencontre : ce n’est pas l’application d’un principe abstrait à nos vies. La tâche de l’Église à chaque époque : y compris en temps de pandémie. Nous découvrons la résurrection par nous-mêmes. Nous racontons l’histoire. Il y a certainement eu des moments au cours de l’année passée où nous nous sommes tous demandé si nous avions fait cette découverte. Mais nos sentiments à ce sujet ne changent pas le fait que cette force d’amour existe. elle sera toujours là ; comme l’électricité et la pesanteur.


Si la résurrection vous pose encore des problèmes, vous êtes en bonne compagnie. Lorsque les femmes sont revenues de la scène de leur rencontre avec le Christ ressuscité, les disciples leur ont dit qu’elles répétaient une « histoire oiseuse ». Et pourtant, chaque matin de Pâques, Jésus nous invite à entreprendre un voyage de découverte et à rencontrer quelqu’un de nouveau. En attendant de nous lancer dans cette grande aventure, nous sommes invitées à écouter les histoires de ces femmes qui ont découvert ce pays par elles-mêmes. Les femmes de notre Évangile nous disent que le tombeau vide du jardin est le lieu où le désespoir se transforme en espérance, le chagrin se transforme en joie et la mort est vaincue par la vie et l’amour.


Les faux récits de Pilate et des autorités religieuses de l’époque ont été annulés. Ils n’arrivent plus à nous dire que les puissances du monde sont plus fortes que la puissance de l’amour. Les femmes nous invitent à courir au jardin et à voir par nous-mêmes cette chose étonnante. Le matin de Pâques est notre découverte d’un nouveau monde qui a toujours été là. Puissions-nous tous venir respirer son air, boire son eau vive et l’appeler ‘chez nous’. Joyeuses Pâques !

NJM Ver. Fr. FS

Posted in sermons.